Je vous salut. Je vous souhaite la paix. Mais cette paix c'est la paix et la joie du Christ...
Le christ est notre salut. Il est notre lumière et notre sanctificateur. Que cette joie soit pour nous une lumière.
En jetant un regard analytique dans notre monde d’aujourd’hui nous constatons une immense dégradation voire régression morale. La cause de cette dégradation serait le manque de sérieux du secteur de l’éducation à partir de l’enfance jusqu’à l’âge adulte. Ce blog est un moyen par lequel je rendrais visible mes réflexions sur la formation de la jeunesse et comment une bonne éducation sera le moyen incontestable pour un monde meilleur auquel nous aspirons.
mercredi 23 mars 2016
samedi 17 janvier 2015
L’éducation familiale comme pierre d’attente de la vie consacrée.
La vie
consacrée est sans doute un don de Dieu à son Eglise et par extension, à
l’humanité. C’est Dieu qui prend l’initiative d’éveiller dans le cœur de
l’homme le désir de lui consacrer sa vie. C'est-à-dire de lui donner sa vie à
travers le service désintéressé de Dieu par le biais de l’Eglise. « Ceux
qui embrassent la vie consacrée, hommes et femmes, se situent, par la nature
même de leur choix, en acteurs privilégiés de la recherche de Dieu qui anime
depuis toujours le cœur de l’homme et le conduit dans des multitudes voies
d’ascèse et de spiritualité. »[1] La vie
consacrée est un type de vie qui exige le détachement et la fidélité aux
exigences évangéliques. Et par la mortification et la subordination de son
propre projet à celui de Dieu, le consacré refuse délibérément l’égocentrisme
et met en évidence les conditions de la recherche authentique de Dieu qui
est l’amour inconditionnel et désintéressé de Dieu et du prochain. Cet amour amène le consacré à refuser toute
tendance à se replier sur lui-même. Par ce fait, il devient fondamentalement un
homme ouvert qui annoncera l’amour du Christ par ses actions et ses paroles. Il
est aussi important d’avouer que Personne n’est né consacré, on le devient par
un libre choix. Mais, le devenir implique que la personne a dès son base âge
fait preuve d’une éducation chrétienne qui a en premier moment réveillé en lui
le désir de se consacrer à Dieu. Cela mis en exergue d’une manière explicite la
place de l’éducation familiale dans la vie consacrée. C'est-à-dire, l’impact
des valeurs que la famille a transmises à l’enfant par biais de l’éducation.
Qu’est-ce que l’éducation et Comment est-ce que l’éducation familiale peut
influencer la vie du consacré dans sa communauté d’appartenance?
L’éducation reste l’acte par lequel l’enfant
est mis dès sa naissance à l’ abri des attentes de son groupe
d’appartenance : sa religion et sa société. Le concept d’éducation fait
allusion à « l’ensemble des processus et des procédés qui permettent à
tout enfant humain d’accéder à la culture, l’accès à la culture étant ce qui
distingue l’homme de l’animal. »[2] Mais où se faire l’éducation ? À cette
préoccupation nous reconnaissons l’apport de la famille, l’école et le milieu
social dans le système éducatif. Cependant, d’une manière spécifique, nous
favorisons la famille car celle-ci a comme tâche primordiale la fonction éducatrice. Et dans
la mesure où nous pouvons dire que l’homme ne peut devenir que ce que
l’éducation fait de lui, nous pouvons affirmer sans aucune hésitation que
chaque homme est une image de sa famille. Il n’est que ce que sa famille l’a
rendu. L’éducation familiale reste donc le catalyseur de toutes autres
édictions.
La personnalité de l’enfant est le résultat
d’une longue période d’enfance : c'est-à-dire cette étape essentiellement transformatrice qui
permet à l’enfant d’arriver à la compréhension totale des structures culturelles auxquelles il ne
peut éviter d’affronter dans sa vie adulte. Car avant de parler il faut qu’il
babille, et avant de marcher il parait nécessaire qu’il se tienne debout. Avant
d’être indépendant, il faut qu’il se soumette aux autres. La famille biologique est le garant naturel
de cette période fondamentalement formative. Celle-ci est communément
considérée comme «L'ensemble des personnes (enfants,
serviteurs, esclaves, parents) vivant sous le même toit, sous la puissance du pater familias. [C’est aussi] L'ensemble des personnes unies par le sang ou par les
alliances et composant un groupe ou un clan familial sous l'autorité d'un chef.
» La famille en tant qu’un groupe social, se présente dès son origine comme
l’unité la plus résistante et vitale de la culture. C’est dans ce sens que nous
comprenons que « la famille est un groupement
à la fois biologique et culturelle. Biologique en ce sens qu’elle nous
assure les meilleures conditions pour engendrer des enfants et les protéger
pendant qu’ils sont sous notre dépendance. Culturelle parce qu’elle établit des
liens intimes entre des personnes d’âge
et de sexe différents chargées de renouveler et refaçonner les us et les
coutumes de la société qui les a vues naitre. »[3]
La famille est un atelier ou les valeurs sont transmises aux enfants. Elle doit être capable « dès les premières âges de l’enfant, [de] fournir a l’enfant des
occasions de faire ses projets et d’assumer des responsabilités qui puissent
consolider sa personnalité »,[4]
et son insertion dans la vie de la société où se trouve la vie consacrée.
Ces valeurs familiales que l’enfant fera
siennes le qualifieront dans son choix de vie et formeront sa personne car à la
mesure où il grandit et pense, toute la mentalité et la vie de l’entourage
familiale agit sur lui. Voilà pourquoi nous affirmerons sans doute que « le milieu familial constitue pour l’enfant
le premier des éducateurs […] à famille tranquille, enfant paisible ; à
famille religieuse, enfant pieux ; à famille altruiste, enfant charitable
et inversement ; à famille désunie, enfant perturbé ; à famille
jouissante, enfant matérialiste, etc. » l’homme est donc un produit de
sa famille car tout ce qu’il reçoit en famille comme conseils, réprimandes, encouragements contribuent à la
formation de sa personne et c’est ce bagage des valeurs familiales qu’il va
apporter dans la vie consacrée. Pour ce fait, il paraît nécessaire de cultiver
un climat de confiance et respecte réciproque dans l’entourage famille. Cet
entourage où chacun doit s’acquitter de ses responsabilités dans l’amour et
dans la fraternité. Si l’enfant est enseigné que la véritable joie se trouve
dans le service désintéressé de Dieu et
du prochain dans sa famille, et que la vie en communautaire exige l’ouverture,
la simplicité, la sincérité, et la charité, il sera apte,
voire capable de mener une vie ouverte, charitable et simple dans sa famille
religieuse et par extension, vivre selon les exigences de sa consécration. La
vie familiale se présente ainsi comme le primordial entourage où les enseignements
du Christ se vie et se réalise au quotidien.
samedi 8 mars 2014
LE CAREME: UN TEMPS BENI.
Quel temps si favorable.
Dieu, à travers la
sainte Eglise notre mère, nous a accordé une fois de plus un autre temps du
carême. Mais une question qui se pose
est celle de savoir ce que signifie le carême et quelle est son importance dans
la vie de l’Eglise ainsi que dans celle du croyant ?
Le carême qui commence
le Mercredi des cendres et termine immédiatement avant la messe de la sainte
cène du Seigneur (jeudi saint), est ce
temps favorable, ce moment qui aide le chrétien à reprendre conscience de son
statut de fils de Dieu. L’Eglise nous
invite particulièrement à nous donner des disciplines et des orientations spirituelles
en ce temps et à faire du carême un moment de retraite spirituelle dans lequel
l’effort de méditation et d’une prière intense doit être soutenu ou accompagné d’un effort de mortification personnelle. Le carême est un temps de pénitence, de
prière, de contemplation, de silence, d’aumône
et de jeûne. Le
carême désigne cette période de quarante jours réservés à la préparation de paques et, est marquée
par l’intense préparation des catéchumènes aux mystères du Christ. A travers cette période si belle, l’Eglise
s’unit au mystère du Christ dans le
désert. L’esprit du carême est celui de
la tranquillité. C’est comme une
retraite collective de quarante jours qui prépare le chrétien à la célébration
des mystères pascals. C’est donc un
temps de renouvellement spirituel. Ce renouvellement spirituel est en fait un
combat que le croyant doit mener contre l’esprit anti-christ pour pourvoir
s’identifier au Christ. Cette identification nécessite une lutte pour la
purification du cœur. Le temps du carme est aussi ce moment favorable de combat
spirituel.
L’aumône,
la prière et le jeûne sont les trios activités principales recommandées par
l’Eglise. Elles expriment, selon l’enseignement de l’Eglise, la conversion par
rapport à soi-même, par rapport à Dieu et par rapport aux autres. Le carême étant
ce moment de pénitence, offre à l’homme l’opportunité d’une triple
réconciliation à travers les trois activités inséparables recommandées par l’Eglise notre mère.
lundi 3 mars 2014
Les bergers d’or.

Dimanche le 02 mars 2014
était un jour béni, et extraordinaire dans
l’histoire de la province oblate du Cameroun. C’était avec une joie
immense que la dite province a fêté le jubilé d’or des trois de ses membres. Au
cours de cette fête magnifique, ces pères
d’or ont reçu le titre des bergers par
la communauté des toupouri. Ce même peuple ayant présenté avec joie la dance
toupouri qui est en fait une dance de victoire ont offert trois cadeaux principaux
qui sont très symboliques aux pères jubilaires. Ces objets symboliques
sont : le bâton, le chapeau et la gourde. Le bâton permet au berger de se défendre
contre des attaques venants de
l’extérieur et la gourde l’aide à se désaltérer et le chapeau lui permet de
voir plus loin tout en le protégeant contre le soleil et autres. Les pères d’or ayant travaillé
joyeusement auprès de ces gens leur ont
montré que l’oblat est essentiellement le berger des peuples de Dieu. Le bon berger est persévérant, charitable et
consolant. Il n’est pas discriminateur. Il est pour les gens le visage amoureux
du Christ. Le bon berger est encourageant, il est pacifique et réconciliateur.
Il est docile et patient. C’est sans doute ces qualités de bon berger que le
peuple toupouri a vu dans la vie de ces pères qui lui ont permis de leur confié
ce titre si magnifique et interpellant de berger. Ces bergers d’or ont
persévéré dans des missions si difficiles à cause de l’amour inconditionnel du
Christ.
Le partage des pères d’ors.
L’impact
du milieu éducatif sur le développement de la vie spirituelle et sociale des
pères d’ors.
En cette année des premières phases du
triennium oblat, la Province oblate du Cameroun à travers la communauté du
scolasticat célèbre le jubilé d’or de sacerdoce
des trois oblats de la dite Province.
Il s’agit des pères: Gaby Crugnola,
François Carpentier et Jean Lamy.
Le partage de la vie familiale,
vocationnelle et missionnaire des pères
d’ors a fait que le lancement de
cette fête pris un élan formidable et extraordinaire. Un élément à souligner est qui revenait presque toujours de la part
de ces pères d’ors est l’impact du milieu éducatif sur leurs personnalités d’aujourd’hui.
Le père Gaby en partageant son vécu jusqu’à ici a été très reconnaissant à la
foi de sa mère tout en disant que le fondement de sa vie missionnaire lui est
venu de sa mère. Il a été aussi reconnaissant vis -à- vis de son papa en
affirmant qu’il a appris de lui l’amour du travail bien fait et l’honnêteté. Pour le père Jean Lamy, ses
parents lui avaient assuré une très bonne éducation et formation chrétienne
très riche et fortifiante. Il a appris
dans sa famille l’amour de la prière et de la lecture priante de la Parole de
Dieu. Le père François Carpentier avait aussi chanté l’éloge de sa famille en
disant qu’une des choses la plus importante qu’il a héritée de sa famille est
le don d’une profonde foi. Une foi qui même aujourd’hui le fortifie. Il
doit la croissance de sa foi
d’enfance la prière active et
constante du soir, la récitation du chapelet, la participation active et
fréquente à la messe dominicale et le pèlerinage marial. D’après ce partage
privilégié des pères, nous constatons
que la famille est un milieu favorable où la formation spirituelle et sociale d’un jeun
doit commencer. On apprend à l’enfant à devenir homme. Les trois pères ont reçu
le support et l’encouragement de leurs familles respectives avant, durant et
après leurs formation première. Il est donc question de reconnaitre et de louer
ce rôle fondamental et indispensable que la famille joue dans les sociétés
laïcisé.
Le noviciat et le scolasticat.
En dehors de l’impact de la famille dans
la croissance de la spiritualité des pères d’ors, un autre milieu où ils ont reçu une formation de qualité chez des
hommes de qualité est celle du noviciat et
du scolasticat. Le père Gaby
affirmait que ses années de formation au scolasticat ont été pour lui
des moments privilégiés qui lui a permis de se construire en vue d’une difficile
mission. Il a aussi apprécié avec un grand égard le service militaire qu’il a
eu à faire durant ses années de stage. Pour le père François Carpentier, il a
gardé de son noviciat un souvenir extraordinaire c’est aussi la même chose pour
le père jean Lamy qui affirmait que ses
années de formation ont été marqué par
l’obédience à la volonté de Dieu. Il s’est
laissé former aux vertus. Ce qu’ils sont aujourd’hui est le résultat de l’éducation qu’ils sont
reçus. Que ça soit en famille ou dans les maisons de formation respective.A fraternal and facinating welcoming reception.
It was with a heart
filled with joy, peace, happiness and gratitude to God the Almighty Father that
the formators and scholastics of Yves plumey’s formation house Yaoundé welcomed
the members of the community of the oblate missionary center (C.M.O) Ngaoundéré
on the occasion of the preparation of the golden jubilee celebration of three
of our oblates brothers namely:
Rev. Fr. Gaby Crugnola, Rev. Fr. François Carpentier
and Rev. Fr. Jean Lamy, which will be coming up on the 2nd day of March 2014.
The
members of the C.M.O community, having arrived the formation house on the 28th
day of February 2014, received a fascinating and tremendous reception which was
reserved for them by their confreres. While expressing his heart felt joy, Rev.
Fr. Jean Lamy affirmed “I am very happy for the fact that I am being received fraternally
in this community while our future priests and their formators reside.” Embracing
Fr.Gaby Crugnola, the above mentioned priest continued: “o! Gaby! I am very
happy that you are happy. I have known you as a happy man ever since our novitiate.”
It was in this some atmosphere of joy
that Rev. Fr. Thomas Mbaye, the superior of the house while welcoming his guests,
served them formidably and welcomed them officially on behalf of the entry
community.lundi 10 février 2014
Education des jeunes
La
jeunesse.
Le
grand problème de notre monde actuel est que les jeunes sont en quelque sorte démoralisés.
Mais démoraliser les jeunes c’est détruire toute une génération. Il n’y a qu’un
seul moyen de faire sortir les jeunes de cet état déplorable voire regrettable :
il s’agit de l’éducation. L’éducation spirituelle, morale, physique et intellectuelle
qui vise à former tout homme. Dans notre
monde d’aujourd’hui le besoin de l’éducation des jeunes se fait de plus en plus
ressentir. En effet, la période de la jeunesse est une étape privilégiée qui vise
à former un adulte équilibré et conscient de son état de vie humaine. Pour aboutir
à ce fait, il est nécessairement incontestable de recourir aux éducateurs
expérimentés qui, habités par l’amour, la lucidité et la générosité se donneront
sans relâche à l’éducation satisfaisante de la jeunesse. C’est le cas de la maison Yves Plumey où on rencontre
les éducateurs missionnaires poussés par l’amour du Christ Sauveur et qui veulent
former les jeunes aux vertus et à la loi chrétienne, favorisant entre eux une
relation personnelle avec Jésus-Christ. Ces
éducateurs sont disponibles pour écouter, orienter, éduquer et aider les
jeunes. Et c’est cela que les jeunes cherchent : celui qui peut les
écouter, les orienter, les éduquer et les aider à devenir des hommes
raisonnable, capable d’assurer leur responsabilité dans la construction d’un
monde meilleur. Par la simplicité, la lucidité, la générosité et l’amour, les formateurs
se soucient pour, non pas seulement de l’avenir des jeunes en formation, mais
aussi pour l’avenir de la congrégation. Ils veulent faire de nous le sel de la
terre et la lumière du monde. Pour ainsi dire que la vie d’un scolastique ainsi
que la vie de tout chrétien doit être un évangile vivant. Le jeune en formation
n’est plus passif mais par sa consécration religieuse, il doit être actif pour être
pleinement participant à la mission rédemptrice du Christ. Participer à cette
mission, c’est donner le Christ au monde. Mais, est-il possible de donner ce
que j’ai n’ai pas ? Comment est-ce que le scolastique peut arriver à
donner au monde le Christ, s’il n’a pas possédé lui-même le christ ? Voilà le souci principal des formateurs :
comment aider ces jeunes à se configurer au Christ qui les a appelés ? Pour répondre à cette question interpellant, le
Père Louis, durant la recollection du moins de février en maison Yves Plumey,
ayant fait allusion à la recollection précédente animée par le père Thomas sur
le thème « être humain », a
insisté sur le fait que le scolastique doit se donner du temps à la
lecture priante de la parole de Dieu. Car Dieu se révèle à travers sa parole. En
plus il faut que les jeunes trouvent l’importance de partages des expériences
avec les ainés. Ces ainés qui ont fait l’expérience du Christ ne sont pas
seulement des éducateurs, ils sont en même temps des modèles. La joie des
formateurs sera alors complète si les formés arrivent à prendre conscience de
leur état.
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